Aucune question ne correspond à votre recherche.
Saequi est un journal de preuves pour parents séparés. Vous documentez les incidents co-parentaux (non-représentation d'enfant, retards répétés, obstruction à la communication, conflit de loyauté chez l'enfant) sous forme d'entrées horodatées et certifiées.
L'objectif premier : mettre fin à ces conflits, ou les cadrer juridiquement. Parce que chaque conflit non résolu pèse sur toute la famille, au premier rang les enfants. Chaque entrée est scellée par un certificat d'intégrité irréversible. Votre avocat reçoit un export structuré prêt à l'emploi, sans avoir à reconstituer le passé à partir de messages épars.
Un brouillon est une entrée en cours de rédaction. Vous pouvez la modifier, compléter, corriger à tout moment. Aucune valeur probatoire à ce stade.
Une entrée scellée est définitivement verrouillée. Saequi calcule un certificat d'intégrité de tout le contenu. Plus rien ne peut être modifié. C'est précisément ce qui lui confère sa valeur juridique.
Non, c'est impossible. Le scellement est une action explicite et irréversible. Une fois scellée, titre, détails, date du fait, documents et preuves attachés sont tous verrouillés. Le certificat d'intégrité est figé. C'est la garantie fondamentale de la chaîne de garde, précisément ce qu'un juge vérifie.
Si vous réalisez une erreur après scellement, vous pouvez créer une nouvelle entrée de correction qui fait référence à la précédente.
Si vous l'autorisez, Saequi enregistre votre position au moment où vous notez le fait, et l'associe à l'entrée. Une fois l'entrée scellée, cette position ne peut plus être modifiée dans l'application. Si vous joignez une photo prise sur place avec la localisation activée, le lieu inscrit dans la photo elle-même est protégé par le certificat d'intégrité de cette photo.
Pour une non-représentation devant l'école de vos enfants, c'est un repère daté et localisé, noté sur le moment, que votre avocat·e pourra verser au dossier. Sa portée reste à l'appréciation du juge.
Oui. Chaque photo prise avec un smartphone contient des informations invisibles à l'œil nu : la date et l'heure exactes de la prise de vue, le lieu si la localisation était activée, et le modèle de l'appareil photo.
Lorsque vous ajoutez une photo à une entrée, Saequi extrait automatiquement ces données et vous propose de les utiliser comme date de référence du fait, souvent plus précise car capturée directement par l'appareil au moment du déclenchement.
Non, absolument pas. Saequi est non-collaboratif par design. C'est son point de différenciation fondamental par rapport à 2houses, Coparent ou OurFamilyWizard qui exigent la coopération des deux parents. Saequi ne crée aucun compte : votre journal reste sur votre iPhone, protégé par votre code et par Face ID ou Touch ID. Il n'existe aucune fonctionnalité de partage ou de communication avec l'autre parent, même s'il utilise lui aussi Saequi. Vous seul·e décidez de ce que vous exportez, et à qui vous le transmettez.
Autant que nécessaire. Chaque entrée peut comporter plusieurs documents légaux (jugement, main courante, attestation) et plusieurs preuves complémentaires (photos, captures d'écran, factures). Chaque pièce reçoit une nomenclature unique dans votre dossier : P001, P002, P003 pour les documents légaux, E0001, E0002, E0003 pour les preuves, et F0001, F0002 pour les justificatifs financiers.
Cette numérotation est globale au dossier, pas par entrée. Votre avocat peut donc citer "Pièce P003" sans ambiguïté, quelle que soit l'entrée d'origine.
Note. Les preuves créées avant avril 2026 conservent leur nomenclature à 3 chiffres (E001, E042). La référence juridique reste le certificat d'intégrité du fichier, pas le numéro affiché.
Non, jamais. Si vous avez déjà essayé de tenir un dossier de preuves dans Drive, dans Photos ou dans des sous-dossiers nommés à la main, vous savez à quel point cette charge mentale est lourde, surtout dans une période de stress émotionnel et juridique.
Avec Saequi, ce travail est fait à votre place. Vous ajoutez une photo, un document, une facture. L'app attribue immédiatement la bonne référence (P001, E0001, F0001), classe la pièce dans la bonne entrée du journal, met à jour la chronologie et conserve les informations techniques de la photo. Vous n'avez rien à choisir, rien à renommer, rien à ranger.
Le jour où vous appelez votre avocat ou préparez une audience, votre dossier est déjà prêt. Vous n'avez plus qu'à exporter.
Le module Finances documente les frais ordinaires et extraordinaires liés à l'enfant : cantine, activités sportives, orthodontie, orthophoniste, lunettes, vêtements d'hiver, ainsi que la pension alimentaire elle-même. Chaque dépense suit un cycle en quatre étapes : en attente, demande envoyée, payée, validée. Les dates de chaque changement d'état sont enregistrées automatiquement et constituent un historique horodaté.
Vous pouvez attacher le justificatif (facture, ordonnance, RIB), préciser le ou les enfants concernés, la part attendue de l'autre parent, et générer un export CSV basique pour votre avocat ou l'expert-comptable en cas de procédure. Chaque dépense reçoit une nomenclature unique au dossier, sous la forme F0001, F0002, F0003.
Avant toute démarche contentieuse, il faut une trace écrite régulière des impayés. Saequi vous aide à constituer ce dossier en trois étapes :
1. Documenter chaque échéance impayée. Créez une dépense Finances pour chaque mois ou chaque créance, avec le montant attendu, la date d'échéance et le statut "en attente" ou "demande envoyée". Joignez le jugement JAF qui fixe la pension comme pièce P[NNN].
2. Adresser une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). Saequi génère pour vous un courrier conforme aux usages de la mise en demeure française, avec visa de l'article 1231-6 du Code civil. La réception de cette LRAR fait juridiquement courir les intérêts moratoires au taux légal. C'est une étape juridiquement déterminante.
3. Saisir l'organisme compétent en cas d'échec : l'Aripa, le service public des pensions alimentaires géré par la CAF ou la MSA, un commissaire de justice (anciennement huissier) pour un paiement direct ou une saisie, ou votre avocat pour saisir le JAF. Le détail de ces recours figure dans la question suivante. Votre dossier Saequi exporté en ZIP leur fait gagner plusieurs heures de reconstitution.
Plusieurs recours existent dès le premier impayé, à condition de disposer d'un document qui fixe la pension : décision de justice, convention homologuée ou convention de divorce. L'Aripa, le service public des pensions alimentaires géré par la CAF ou la MSA, peut servir d'intermédiaire : elle perçoit la pension auprès du parent qui la doit, vous la reverse, et engage elle-même le recouvrement en cas d'impayé. Un parent peut la demander à tout moment, même sans l'accord de l'autre, sur pension-alimentaire.caf.fr (détail sur service-public.fr).
Un commissaire de justice peut aussi mettre en place un paiement direct : la pension est versée par un tiers qui détient de l'argent pour le parent débiteur, son employeur ou sa banque par exemple, pour les échéances à venir et les impayés des six derniers mois. Les frais sont à la charge du parent débiteur (service-public.fr). D'autres saisies sont possibles, et les arriérés peuvent être réclamés jusqu'à cinq ans en arrière. Enfin, ne pas payer la pension pendant plus de deux mois peut constituer le délit d'abandon de famille (article 227-3 du Code pénal), qui peut faire l'objet d'une plainte (vue d'ensemble sur service-public.fr).
Commencez par une demande écrite et posée, avec le justificatif et le calcul de sa part tel que prévu par le jugement ou votre accord. Sans réponse, une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception marque une étape claire : les sommes dues portent alors intérêt au taux légal (article 1231-6 du Code civil). Si rien ne bouge, votre avocat·e vous dira si la décision permet un recouvrement par un commissaire de justice, ou s'il faut saisir le juge aux affaires familiales.
Saequi suit chaque dépense (en attente, demande envoyée, payée), conserve les justificatifs et prépare le courrier de mise en demeure. Pour savoir quels frais se partagent, consultez notre guide des frais extraordinaires et l'article Frais exceptionnels et pension alimentaire.
Depuis une dépense Finances en statut "en attente" ou "demande envoyée", ouvrez le menu des relances et choisissez Lettre recommandée avec accusé de réception. Saequi génère un PDF conforme aux usages de la mise en demeure française : en-tête courrier officiel, mention "LRAR" visible, objet rattaché à la dépense (F0001 à F[NNNN]), lieu et date, formule de mise en demeure ancrée sur l'article 1231-6 du Code civil, zone de signature manuscrite.
Vous pouvez relire et ajuster le texte avant de l'imprimer. Une fois imprimé et déposé à La Poste, vous saisissez dans Saequi le numéro de suivi à 13 caractères et joignez la photo du récépissé. À réception de l'accusé, vous confirmez la date dans l'app : c'est cette date qui matérialise juridiquement la mise en demeure. Le PDF, le numéro de suivi et la date de réception sont conservés comme preuves attachées à la dépense.
C'est un cas fréquent et il est juridiquement traité. Que la lettre soit refusée, retournée NPAI (n'habite pas à l'adresse indiquée) ou simplement non réclamée à La Poste, l'effet interruptif et la mise en demeure restent acquis dès lors que vous avez utilisé la dernière adresse connue de bonne foi.
La jurisprudence est constante sur ce point : Cour de cassation, 2e chambre civile, 15 novembre 2012, n° 11-26.290. Le destinataire ne peut pas faire échec à une mise en demeure en refusant simplement de retirer le pli.
Dans Saequi, marquez la LRAR comme "non remise" en sélectionnant le motif (refus, NPAI, non réclamée). L'app conserve la trace du dépôt, du numéro de suivi et du motif de non-remise. Cette traçabilité est essentielle si l'autre parent conteste plus tard avoir reçu la mise en demeure.
L'article 1231-6 du Code civil prévoit que les sommes dues portent intérêt au taux légal à compter de la mise en demeure. La date de réception de la LRAR par le débiteur est donc juridiquement déterminante : c'est elle qui matérialise la mise en demeure et déclenche le compteur des intérêts moratoires.
Saequi enregistre cette date pour vous, ainsi que le numéro de suivi à 13 caractères et la photo du récépissé. Le calcul effectif des intérêts (taux applicable à la période, capitalisation éventuelle) relève de votre avocat·e au moment de la procédure, ou du juge en cas de saisine. Saequi ne produit pas ce calcul. Le taux légal est publié semestriellement par la Banque de France au Journal officiel.
Beaucoup de frais ne sont pas couverts par la pension alimentaire et font l'objet d'une répartition entre les deux parents, généralement fixée par le jugement JAF (souvent 50/50, parfois proportionnelle aux revenus). C'est ce qu'on appelle les frais extraordinaires : orthodontie, lunettes, voyages scolaires, activités sportives, soutien psychologique.
Pour ces frais, vous saisissez le montant total payé et la part attendue de l'autre parent. Saequi calcule le montant à recouvrer, suit le statut (envoyé, payé, validé) et permet d'enchaîner avec une mise en demeure si la part n'est pas réglée.
Pour les dépenses qui ne donnent pas lieu à remboursement (frais que vous assumez intégralement), vous pouvez les marquer comme telles. Saequi simplifie alors le cycle de vie : "en attente" → "validée", sans étape de demande de remboursement.
Le Bilan financier (anciennement « récapitulatif financier personnel ») présente l'ensemble de vos dépenses classées par enfant, par catégorie et par statut, avec les totaux engagés, remboursés et en attente. La consultation à l'écran, l'export PDF et le mini-ZIP avec les pièces justificatives FD sont tous gratuits et illimités.
C'est un outil de préparation, pas un livrable d'audience. Concrètement, il vous sert à : faire le point avant un rendez-vous avocat·e, préparer un courrier amiable à l'autre parent, présenter une vue d'ensemble en médiation familiale, ou simplement garder une vision claire de votre situation financière partagée.
À ne pas confondre avec la Synthèse du dossier (typologie agrégée des pièces, vue d'ensemble) ni avec le Récap PDF avocat complet (livrable destiné à votre avocat·e, avec pièces incluses). Ces trois exports sont tous inclus gratuitement. Séparément, le bouton « Analyser avec l'IA » vous permet, si vous le souhaitez, de copier un résumé de votre dossier vers Claude, ChatGPT ou Gemini pour préparer un entretien.
Le module Finances est conçu d'abord comme un outil de suivi et d'aide-mémoire, pas comme un journal scellé entrée par entrée. À la différence d'une entrée du Journal, une dépense Finances reste modifiable tant qu'elle n'est pas marquée "validée" : vous pouvez corriger un montant, changer un statut, modifier une date d'échéance.
En revanche, chaque justificatif que vous joignez (facture PDF, photo d'ordonnance, accusé LRAR) reçoit son propre certificat d'intégrité au moment de l'ajout. Ce certificat est immuable, exactement comme pour les preuves du Journal. Il garantit que le fichier joint n'a pas été modifié depuis son ajout dans Saequi.
Cette double logique reflète l'usage réel : on tient ses comptes au fil de l'eau (modifiable), mais les pièces justificatives qui appuient ces comptes sont scellées dès leur ajout (immuable). Pour un usage juridique avancé, vous pouvez aussi créer une entrée Journal qui référence les impayés et la sceller. Vous obtenez alors un élément documentaire que votre avocat·e pourra verser au dossier, sa portée probante restant à l'appréciation du juge.
Commencez par un geste simple : noter, chaque fois qu'un événement vous inquiète, ce qui s'est passé, avec la date et l'heure, sans commentaire. Ce réflexe vous évite d'avoir à tout retenir et vous aide à garder de la distance, pour vous comme pour vos enfants. Rassemblez ensuite les documents essentiels au même endroit : jugement ou convention, échanges importants, justificatifs de dépenses.
Pour comprendre vos droits sans frais, des consultations juridiques gratuites sont proposées notamment dans les points-justice (service-public.fr). Quand le dialogue reste possible, une médiation familiale peut aider à le renouer (service-public.fr). Pour avancer pas à pas : notre guide pour rédiger une note factuelle et l'article Comment préparer son dossier avant une audience JAF.
La non-représentation d'enfant (NRE) est un délit prévu par l'article 227-5 du Code pénal, puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende. Pour que Saequi puisse servir de preuve solide, documentez immédiatement et sur place :
1. Créez l'entrée au lieu convenu (école, domicile), au moment où l'enfant aurait dû vous être remis. 2. Activez le certificat GPS pour prouver votre présence. 3. Prenez une photo du lieu (l'EXIF horodate la prise de vue). 4. Renseignez le titre : "NRE [prénom enfant] du JJ/MM/AAAA, [lieu], [heure convenue]". 5. Scellez sans attendre.
Trois réflexes, dans cet ordre. D'abord, protégez votre enfant du conflit : restez calme, n'insistez pas devant lui et ne tentez pas de le récupérer de force. Ensuite, gardez une trace immédiate : notez l'heure, le lieu et ce qui a été dit, conservez les messages échangés, et si une personne vous accompagne, elle pourra témoigner. Enfin, si la remise de l'enfant était prévue par une décision de justice, vous pouvez signaler les faits au commissariat ou à la gendarmerie de votre choix et y déposer plainte : la non-représentation d'enfant est un délit (article 227-5 du Code pénal), comme le rappelle service-public.fr.
Une entrée Saequi créée sur place, au moment des faits, garde la date et, si vous l'autorisez, le lieu. Tout le détail des démarches se trouve dans notre article Non-représentation d'enfant : droits, procédure et sanctions.
Il n'existe aucun seuil fixé par la loi, ni de règle chiffrée qui s'appliquerait à toutes les familles. Un retard isolé, prévenu et expliqué, fait partie de la vie. Ce qui peut devenir préoccupant, c'est la répétition : des retards fréquents, importants, non prévenus, qui désorganisent le quotidien de vos enfants. C'est au juge, au cas par cas, d'apprécier si une situation traduit un non-respect des modalités fixées.
Utilisez la catégorie « Retard » pour chaque occurrence. Indiquez l'heure convenue, l'heure effective, et si possible une capture du message prévenant (ou l'absence de message). Une chronologie régulière et factuelle vaut mieux qu'un souvenir global. Si les retards s'installent, parlez-en à votre avocat·e : un simple courrier suffit parfois à rétablir la situation sans audience.
Notez chaque écart le jour même, calmement : ce que prévoit le jugement ou votre accord, ce qui s'est réellement passé, et les messages échangés. Un changement isolé et prévenu fait partie de la vie ; c'est la répétition, qui désorganise le quotidien de vos enfants, qui peut devenir un sujet pour le juge. Le juge aux affaires familiales peut être saisi pour préciser ou modifier les modalités de garde. Il peut aussi assortir sa décision d'une astreinte et, lorsqu'un parent fait obstacle à son exécution de façon délibérée, grave ou répétée, le condamner à une amende civile de 10 000 € au plus (article 373-2-6 du Code civil). L'appréciation revient toujours au juge.
Dans Saequi, une entrée par écart, dans la catégorie « Retard » ou « Non-représentation », suffit : la chronologie se construit d'elle-même. Parlez-en à votre avocat·e avant toute démarche. Pour aller plus loin : Après l'audience JAF : jugement, appel et non-respect de la décision.
Les captures d'écran sont recevables mais leur fiabilité est souvent contestée (manipulation par montage). Pour renforcer leur valeur : capturez la publication avec l'URL visible, la date de publication, le nom de profil, et scellez immédiatement dans Saequi. Le certificat d'intégrité prouve que la capture n'a pas été modifiée depuis.
Pour une preuve solidement étayée, faites établir un constat d'huissier (désormais "commissaire de justice") : 150 à 350 € mais valeur probante très élevée. Saequi peut référencer ce constat comme pièce P à côté de vos captures.
En tant que parent exerçant l'autorité parentale conjointe (l'hypothèse par défaut depuis la loi du 4 mars 2002), vous avez le droit d'être informé des absences scolaires. Écrivez à l'établissement pour demander accès au carnet de correspondance numérique et aux relevés d'absences.
Dans Saequi, utilisez la catégorie "Scolarité" pour chaque absence découverte a posteriori, en joignant la preuve (capture Pronote, attestation école). Cette documentation est précieuse pour démontrer une défaillance dans l'exercice de l'autorité parentale de l'autre parent.
Les actes médicaux non usuels (chirurgie, orthodontie lourde, traitement psychologique durable) nécessitent l'accord des deux parents exerçant l'autorité parentale conjointe (Code civil, article 372-2). Les actes usuels (visite du pédiatre, vaccin programmé) peuvent être décidés par un seul parent.
Si vous découvrez un acte non usuel décidé unilatéralement, documentez-le dans la catégorie "Santé" avec le justificatif médical. En cas de répétition, c'est un élément qui pèse lourdement devant le JAF pour demander une modification des modalités d'exercice de l'autorité parentale.
Saequi vous propose la catégorie « Conflit de loyauté » plutôt que l'expression « aliénation parentale ». Pourquoi ? Le terme « aliénation parentale » est officiellement déconseillé en France : il n'a pas été retenu par l'OMS dans la CIM-11, il a été rejeté par la résolution du Parlement européen du 6 octobre 2021, par la CIIVISE, et par une dépêche du Ministère de la Justice de mars 2018. Les juges aux affaires familiales raisonnent en termes de conflit de loyauté, d'obstruction au lien et d'emprise (cf. réponse au Sénat 2024). Utiliser la bonne terminologie devant le tribunal protège votre dossier.
Signes à documenter dans la catégorie « Conflit de loyauté » : propos rapportés par l'enfant qui reprennent littéralement des reproches de l'autre parent, refus catégorique et soudain d'un appel ou d'une remise, vocabulaire d'adulte inhabituel, accusations infondées portées par l'enfant. Notez les dates, heures et contexte exact, sans interprétation psychologique. Ne sollicitez jamais l'enfant pour obtenir un témoignage : ce serait contre-productif et contraire à son intérêt.
Signaler d'abord, documenter ensuite. Si votre enfant vous confie des violences ou des gestes graves, ou si des signes vous inquiètent sérieusement, le premier réflexe n'est pas Saequi : c'est le 119 (Allô Enfance en Danger, gratuit, 24h/24, n'apparaît pas sur les factures). En cas de danger immédiat, le 17. Des professionnels évaluent la situation avec vous et vous orientent vers la bonne démarche : CRIP, plainte, courrier au procureur.
Écoutez votre enfant sans l'interroger ni le faire répéter, dites-lui qu'il a bien fait de parler, et consultez un médecin rapidement. Ensuite seulement, notez dans Saequi les mots exacts de votre enfant, la date, l'heure et le contexte, sans interprétation. Une entrée scellée le jour même garde une trace fidèle de ce que vous avez entendu, au moment où vous l'avez entendu. Nous avons préparé une page complète qui détaille ce parcours pas à pas : Protéger mon enfant.
Saequi s'appuie sur trois ancrages légaux complémentaires. L'article 1366 du Code civil reconnaît à l'écrit électronique la même force probante qu'à l'écrit papier dès lors que son intégrité est garantie. L'article 1358 du Code civil pose la liberté de la preuve en matière civile, en dehors des cas où la loi impose un mode de preuve particulier. Et en matière pénale, l'article 427 du Code de procédure pénale consacre le principe de l'intime conviction du juge, qui apprécie librement la force probante des éléments produits devant lui. Le certificat d'intégrité et le triple horodatage constituent des éléments techniques sérieux dans ce cadre.
Cela dit, la recevabilité d'une preuve reste à l'appréciation souveraine du juge. Un dossier Saequi ne garantit pas l'issue d'une procédure. Il la prépare et la renforce.
Oui, il peut être versé au dossier, mais il a rarement du poids à lui seul. En matière civile, hors les cas où la loi en dispose autrement, les faits peuvent se prouver par tout moyen (article 1358 du Code civil) : un journal tenu régulièrement fait partie des éléments que votre avocat·e peut produire. Mais un écrit que l'on rédige soi-même reste votre version des faits. Il gagne en crédibilité lorsqu'il est précis, noté au moment des faits et recoupé par d'autres éléments : messages, attestations, certificats médicaux, documents scolaires. L'appréciation revient toujours au juge.
C'est ce que Saequi organise : chaque entrée scellée garde la date à laquelle vous l'avez notée, ne peut plus être modifiée ensuite, et vous pouvez y joindre les pièces qui la confirment. Voir aussi 5 erreurs à éviter quand on documente un incident co-parental.
Une attestation est le témoignage écrit d'une personne qui a assisté elle-même aux faits ou les a personnellement constatés : un proche, un voisin, un enseignant. Ses règles sont fixées par l'article 202 du Code de procédure civile : elle est écrite, datée et signée de la main de son auteur, elle indique son identité complète et ses éventuels liens avec les parents, elle précise qu'elle est destinée à être produite en justice et qu'une fausse attestation expose à des sanctions pénales. Le témoin y joint une copie d'une pièce d'identité portant sa signature.
Le formulaire officiel cerfa n° 11527*03 guide le témoin pas à pas (service-public.fr) ; il n'est pas obligatoire, mais il évite les oublis. Le témoin raconte ce qu'il a vu ou entendu, avec ses propres mots, sans porter de jugement sur l'autre parent. Dans Saequi, l'attestation reçue se range comme document légal (P001, P002…) à côté du fait qu'elle éclaire. Sa valeur reste appréciée par le juge.
L'Article 1366 du Code Civil dispose que « l'écrit électronique a la même force probante que l'écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité ».
Le scellement de Saequi cherche à répondre à cette exigence d'intégrité : toute modification postérieure au scellement serait détectable lors de la vérification du certificat. L'appréciation finale de la valeur d'une pièce reste celle du juge.
Chaque pièce de votre dossier Saequi porte un certificat d'intégrité inscrit dans le bordereau CNB que reçoit votre avocat. N'importe quel tiers peut vérifier indépendamment ce certificat depuis saequi.com/verifier, en glissant simplement le fichier dans la page.
Le calcul se fait localement, dans le navigateur. Aucun fichier, aucune donnée ne sont envoyés à Saequi. Si le certificat calculé correspond à celui inscrit dans le bordereau, la pièce n'a pas été modifiée depuis sa création dans Saequi. Sinon, le moindre changement est immédiatement détecté.
Saequi ne se contente pas d'affirmer l'intégrité de vos pièces : elle donne à votre avocat·e ou au juge les moyens techniques de la vérifier indépendamment. C'est un élément concret qui s'inscrit dans la logique de l'article 1366 du Code civil, sans préjuger de la décision du juge dans votre affaire. La page de vérification est gratuite, publique, et sans compte.
Non. Saequi est un outil de documentation, pas de conseil juridique. Il n'analyse pas votre situation, ne vous dit pas quelle procédure engager, et ne prédit pas l'issue d'une audience.
Son rôle est de vous fournir un dossier structuré, certifié et immédiatement exploitable que vous remettez à votre avocat. Il gagne du temps, accélère le travail préparatoire, et renforce la solidité des preuves. C'est tout. Et c'est déjà beaucoup.
Oui, vous pouvez saisir une date passée pour un incident que vous n'aviez pas encore documenté. Saequi enregistre alors deux timestamps distincts : la date que vous déclarez pour le fait, et la date réelle de saisie et de scellement.
Toutes vos données sont stockées localement sur votre iPhone, dans une zone sécurisée de l'application protégée par iOS. L'éditeur ne dispose d'aucun serveur hébergeant vos données et l'application n'effectue aucun appel réseau pour transmettre le contenu de votre journal. Saequi n'a donc aucun accès, même technique, à vos faits, documents et preuves.
Votre code PIN n'est jamais conservé tel quel. Il est transformé en empreinte irréversible avant d'être rangé dans le trousseau sécurisé de votre iPhone. Saequi ne synchronise rien entre appareils : pour garder une copie de votre dossier, vous faites vous-même une sauvegarde depuis Profil › Mes données › Sauvegarder.
Toutes vos données locales sont supprimées avec l'application. Exportez régulièrement une sauvegarde .saequibackup via Profil › Mes données › Sauvegarder pour pouvoir restaurer votre dossier après réinstallation.
Saequi ne crée aucun compte : il n'y a donc rien à « fermer » chez nous. Toutes vos données vivent uniquement sur votre iPhone. Pour les effacer, ouvrez Profil › Mes données › Supprimer mon compte dans l'application. Malgré son nom, ce bouton ne ferme aucun compte en ligne : il supprime de votre iPhone vos entrées, fichiers, documents, codes de protection et préférences. Supprimer l'application de votre iPhone efface également tout son contenu. L'éditeur ne détenant aucune copie de ces contenus (voir la politique de confidentialité), il n'y a rien à supprimer de notre côté.
Pour la suppression des messages que vous auriez envoyés via le formulaire de contact, ou pour toute question, écrivez à support@saequi.com. Réponse sous 48h ouvrées.
Non, jamais. Saequi ne vend pas, ne loue pas et ne commercialise pas vos données à des tiers. Saequi est un projet personnel. L'idée et les choix éthiques sont les miens, la partie technique a été réalisée avec l'aide de Claude, ChatGPT et Gemini. Le projet repose sur les dons volontaires des utilisateurs via Liberapay. Jamais sur la monétisation de vos données.
Pour les détails complets, consultez notre politique de confidentialité.
Saequi est entièrement gratuit pour les parents, sans condition et sans plafond. Aucune fonctionnalité n'est verrouillée derrière un paiement. En savoir plus sur notre modèle.
Saequi est disponible gratuitement sur l'App Store, pour iPhone (iOS 18.6 ou ultérieur).
L'application est gratuite pour les parents, sans condition. Aucune fonctionnalité, aucun export, aucune sauvegarde n'est verrouillé derrière un paiement.
Oui. Entièrement gratuit, sans condition, sans plafond, sans publicité. Promesse fondatrice : Saequi ne retient jamais une preuve. Aucun fait, aucune pièce, aucune dépense, aucune relance, aucun export n'est verrouillé derrière un paiement.
Tout ce que l'app sait faire est inclus : journal scellé illimité, pièces et preuves illimitées, module Finances complet, bordereau de pièces pour votre avocat·e, Récapitulatif PDF avocat, bouton « Analyser avec l'IA » pour préparer un entretien avec Claude, ChatGPT ou Gemini, Bilan financier exportable, statistiques, sauvegarde et restauration.
Si le projet vous parle et que vous souhaitez l'aider à durer, vous pouvez faire un don volontaire via Liberapay. Vous choisissez le montant (à partir de quelques centimes par semaine) et vous pouvez arrêter à tout moment. Liberapay est une plateforme à but non lucratif, sans frais de transaction.
Le don ne débloque aucune fonctionnalité. Toutes les fonctionnalités de Saequi restent gratuites pour tout le monde, donateur ou non. C'est un soutien au projet, pas un achat.
Le partage de l'app à d'autres parents séparés et les retours sur la page de feedback sont aussi très utiles.
Non, pas à ce jour. Saequi est disponible uniquement sur iPhone (iOS 18.6 ou version ultérieure). Aucune version Android n'est annoncée pour le moment.
Oui pour la fonction de base. L'application est téléchargeable partout dans le monde via l'App Store et la documentation au quotidien (consigner les faits, conserver des pièces, sceller des entrées) ne nécessite aucun cadre juridique particulier.
En revanche, Saequi est pensée à partir du droit français : les catégories d'incidents, les références (article 227-5 du Code pénal, JAF) et les formats d'export spécialisés (Bordereau CNB, LRAR) sont calibrés pour le système judiciaire français. Hors de France, ces livrables peuvent ne pas être directement utilisables et devront être adaptés à votre cadre juridique local. Nous ne sommes pas avocats : consultez un professionnel de votre juridiction pour toute démarche juridique.
Tout dépend de ce que vous cherchez. Pour organiser le quotidien avec l'autre parent (agenda partagé, dépenses communes, messagerie), les applications d'organisation co-parentale sont faites pour cela, mais elles supposent que les deux parents les utilisent. Pour garder seul·e une trace datée et rangée des faits, pour vous d'abord et pour votre avocat·e si un jour il le faut, mieux vaut un carnet de preuves. Saequi appartient à cette seconde famille : gratuit, sur iPhone, sans compte, et l'autre parent n'y a jamais accès.
Nous avons comparé plusieurs applications, avec leurs points forts et leurs limites, d'après leur documentation publique : Quelle application pour parents séparés choisir ?
Saequi a un rôle volontairement simple : vous aider à noter, dater et ranger ce qui se passe, pour vous d'abord, et pour votre avocat·e si un jour il le faut. Pour que vous sachiez exactement à quoi vous attendre, voici ce que l'application ne fait pas :
Pas de messagerie entre parents. Saequi ne sert pas à écrire à l'autre parent et ne lui envoie jamais rien à votre place.
Pas d'agenda partagé. Le planning de garde et les échanges d'organisation restent dans les outils que vous utilisez déjà.
Pas de médiation. Saequi ne cherche pas à réconcilier ni à arbitrer. Si vous souhaitez une médiation familiale, un médiateur diplômé reste l'interlocuteur adapté.
Pas de conseil juridique. Saequi ne vous dit pas quelle procédure engager et ne prédit pas l'issue d'une audience. Pour un conseil adapté à votre situation, un avocat ou une avocate reste l'interlocuteur à privilégier.
Pas de version Android à ce jour. L'application fonctionne uniquement sur iPhone.
Pas de synchronisation ni de compte. Vos données restent sur votre iPhone. Pour les conserver, vous faites vous-même une sauvegarde depuis Profil › Mes données › Sauvegarder.
Le plus sûr est de combiner trois gestes. Gardez les messages dans leur application d'origine, sans les supprimer, et ne changez pas de téléphone sans avoir fait une sauvegarde complète. Faites des captures d'écran lisibles où l'on voit le nom ou le numéro de l'expéditeur, la date, l'heure et les messages qui entourent celui qui compte, pour que le contexte reste compréhensible. Puis rangez ces captures au même endroit, avec une courte note qui dit de quoi il s'agit.
Dans Saequi, ajoutez la capture comme preuve à une entrée du journal : elle reçoit une référence (E0001, E0002…) et un certificat d'intégrité qui permet de vérifier plus tard qu'elle n'a pas été modifiée. Une capture reste contestable ; pour un message particulièrement important, votre avocat·e pourra vous dire si un constat de commissaire de justice est utile. Pour aller plus loin : Comment certifier les échanges parentaux et Captures d'écran, messages vocaux et IA : quelle valeur devant le juge ?
Saequi calcule une empreinte numérique unique à partir du contenu de chaque entrée au moment du scellement. Deux contenus identiques produisent toujours la même empreinte. Un seul caractère modifié après coup produit une empreinte entièrement différente.
Concrètement : une fois votre entrée scellée, son certificat d'intégrité est enregistré. Toute tentative de modification ultérieure serait immédiatement détectée. C'est ce mécanisme qui donne à vos notes leur robustesse technique. Il s'inscrit dans le cadre de l'article 1366 du Code civil, qui attache la valeur d'un écrit électronique à la garantie de son intégrité ; l'appréciation revient au juge.
Oui, entièrement. Toutes les fonctionnalités (documentation, scellement, export) fonctionnent hors connexion. Toutes les données sont locales. L'authentification se fait par code PIN local, Face ID ou Touch ID, sans connexion réseau.
Oui. L'accès à Saequi est conditionné par Face ID ou Touch ID, les mécanismes biométriques natifs de votre iPhone. Même si votre téléphone est déverrouillé, Saequi reste inaccessible sans votre reconnaissance faciale ou votre empreinte digitale.
Aucune donnée biométrique n'est stockée par Saequi. C'est entièrement géré par Apple, en dehors de l'application.
Vos données sont stockées localement sur votre iPhone. Si vous perdez votre téléphone sans avoir fait de sauvegarde, vous perdez votre journal. Exportez régulièrement une sauvegarde .saequibackup via Profil › Mes données › Sauvegarder (une fois par semaine ou après chaque entrée importante) et stockez-la dans un espace sûr : un cloud personnel (iCloud Drive, Proton Drive), une clé USB chiffrée, ou envoyée à votre propre adresse email. Une simple restauration via Profil › Mes données › Restaurer suffit à récupérer l'intégralité de votre dossier sur un nouvel iPhone.
Si vous utilisez la sauvegarde iCloud globale de votre iPhone (Réglages → Votre nom → iCloud → Sauvegarde iCloud), les données de Saequi sont intégrées à la sauvegarde système. Sur le nouvel iPhone, choisissez "Restaurer depuis iCloud" lors de la configuration et tout revient à l'identique, y compris vos entrées scellées et leurs certificats d'intégrité.
Si vous préférez ne pas utiliser la sauvegarde iCloud, faites depuis l'ancien iPhone une sauvegarde .saequibackup (Profil › Mes données › Sauvegarder), transférez-la sur le nouvel iPhone, puis ouvrez-la avec Profil › Mes données › Restaurer. Il n'y a aucun compte à recréer : Saequi n'en utilise pas. Vos exports ZIP déjà transmis conservent, de leur côté, leurs certificats d'intégrité.
Le texte des entrées est très léger (quelques ko par entrée, négligeable). Ce qui pèse, ce sont les pièces jointes : photos haute résolution (3 à 6 Mo chacune), PDF (variable), captures d'écran (500 ko à 2 Mo). Un dossier typique de 50 entrées avec 100 photos et 20 PDF occupe environ 400 à 800 Mo.
Vous pouvez à tout moment vérifier l'espace utilisé dans Profil → Stockage, avec le détail par catégorie (documents légaux, preuves, finances). Si votre iPhone commence à manquer de place, envisagez un export ZIP puis archivez-le vers un stockage externe.
Non. Saequi est volontairement 100 % locale pour limiter les risques et garantir la robustesse du moteur de scellement. Vos données ne quittent jamais votre iPhone.
Pour transférer votre dossier vers un nouvel iPhone ou en faire une copie de sécurité, utilisez Profil › Mes données › Sauvegarder pour exporter un fichier .saequibackup, puis Profil › Mes données › Restaurer sur l'appareil cible. Cette sauvegarde est sous votre contrôle exclusif.